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‘’Toute solution pacifique et durable au conflit casamançais doit passer par un effort de vérité et de justice’’, selon Amnesty International, dans un rapport intitulé « Sénégal : un agenda pour les droits humains », publié ce mercredi à Dakar.

‘’Il appartient au nouveau Chef de l’Etat sénégalais de tirer les leçons du passé et de réaliser que toute solution pacifique et durable au conflit casamançais doit passer par un effort de vérité et de justice et par une réparation juste et équitable des victimes, quelles que soient leur appartenance technique ou leur affiliation politique présumée’’, a déclaré Amnesty International dans son rapport de 30 pages.

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Amnesty souligne que « le silence qui perdure sur le sort des personnes victimes de disparition forcée continue d’avoir des conséquences économiques et psychologiques graves sur leurs proches.

« Les épouses des disparus ont été confrontées à des difficultés économiques que beaucoup n’ont jamais été en mesure de réellement surmonter et des enfants ont grandi sans savoir pourquoi leur père était absent », note le document.

Pour répondre à ces interrogations, Amnesty demande au gouvernement d’assurer justice et réparation pour les victimes du conflit en Casamance.

Il a, dans son rapport rappelé au Président de la République Macky Sall, les propos qu’il avait tenus dans son premier discours à la nation le 3 avril 2012.

« Le retour définitif de la paix dans la région naturelle de Casamance constitue pour moi l’une des premières priorités nationales. Toutes les bonnes volontés et toutes les compétences nationales seront mobilisées pour le règlement pacifique de ce conflit qui n a que trop duré » avait dit Macky Sall ajoutant qu’l va tendre une « main fraternelle au combattants du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) ».

Amnesty International espère que ces évolutions positives seront suivies d’effets, et qu’un terme sera mis à des décennies d’impunité et que les auteurs de violation des droits humains seront traduits en justice.

« Les autorités doivent respecter leurs promesses et tourner le dos à des pratiques qui constituent une négation de tous les engagements pris en matière de droits humains par le Sénégal. C’est alors seulement que le Sénégal deviendra un Etat de Droit, pas uniquement en théorie mais dans la vie quotidienne de ses habitants », a souligné Gaëtan Mootoo, Chercheur en Afrique de l’Ouest à Amnesty International. ( Source Seneweb NewsLettersource: Apanews)

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