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Hymne National de La Casamance

Oh Casamance,mon beau pays

Lieu de mon enfance

Du bonheur, des chansons et des rires.

Ta souvenance

Laisse à ma doléance

Un peu d’espérance.

Hélas! sur cette terre

Où je suis exilé,

Mon âme est solitaire

Et mon coeur désolé:

J’attends chaque jour

Le moment du retour.

Finis chants d’allégresse,

Finis les clairs matins,

Voici que ma jeunesse

Au fond des yeux s’éteint:

Puisque je n’ai plus d’espoir de te revoir

Unité , Liberté et solidarité
Justice et Vérité

Voilà pour tout moment

Ton commandement

Voilà ton fondement .

écoutez l’hymne

En 1455, les Portugais ont découvert l’estuaire du fleuve peuplé par les Baïnuks sur la rive droite et les Floups sur la rive gauche. Le Vénitien Alvise Da Cada Mosto, au service du Portugal, baptisa ce pays Kassamansa (Kassa pour maison ou domaine et Mansa du nom du roi des Floups de l’époque) qui deviendra plus tard Casamance.
C’est le premier fleuve, nommé Kawungha par les Floups (ce sont les Wolofs qui les appeleront Diola), que les Portugais à la recherche d’esclaves ont remonté à l’ouest de l’Afrique. Ils s’installent à Ziguinchor en 1645 pour y créer un comptoir commercial.

Les Français prospectent la région de l’estuaire en 1826 et s’installent deux ans après sur l’île de Diogué, à l’entrée du fleuve sur la rive droite, cédée par le Roi Quéniouma.

Avec l’autorisation du Roi de Cagnout, ils fondent en 1836 à Carabane, en face de Diogué sur l’autre rive, le premier comptoir commercial Français de Casamance.

Le Roi de Cagnout eut très tôt des relations commerciales avec les Français. Ils lui offrirent chéchia, manteau, culotte rouges et un bâton de commandement. Cette tenue est restée celle qu’arborent les Rois du Kassa pendant les cérémonies et les fêtes religieuses.

Le capitaine Aristide Protêt fut tué d’une flèche empoisonnée à la bataille de Hillol le 9 mars 1836 par les Diolas. Dans le cimetière de Carabane ,

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Protêt est enterré selon ses souhaits debout face au rivage avec deux trous en face des yeux pour guetter l’ennemi. Les trous ont été rebouchés depuis cette époque.
Les Français s’installent sur la côte Atlantique à Diembereng en 1837 et en amont du fleuve construisent la forteresse de Sédhiou.

En 1857 les Diolas, très indépendants et non habitués à vivre sous une quelconque autorité, s’insurgent contre les colons Français et attaquent Carabane en 1860.

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En 1861 les Français, sous le commandement d’Emile Pinet-Laprade, renforcent leur présence en Casamance, alors appelée Rivières du Sud, qui est rattachée à la Colonie Française depuis le décret du 18 février 1859.

Ils poussent les Portugais vers la Guinée et les Anglais vers la Gambie puis s’installent à Ziguinchor en 1888 après la signature d’une convention avec le Portugal, qui fixe aussi les frontières avec la Guinée Portugaise. En 1889, les Français et les Britanniques signent un traité qui délimite les frontières entre la Gambie et la Casamance.

La France accroit le comptoir commercial de Ziguinchor, la Compagnie Française pour l’Afrique Occidentale s’y implante en 1892, et Ziguinchor devient la capitale administrative de la Casamance en 1904.

L’administration coloniale impose peu à peu la culture de l’arachide au détriment du riz. Les Casamançais, qui n’utilisaient pas d’argent et cultivaient le riz pour se nourrir, sont forcés de cultiver et vendre l’arachide pour s’acquitter de l’impôt perçu uniquement en monnaie.

En 1912 la Casamance est divisée par la Colonie Française en trois régions administratives, Haute, Moyenne et Basse Casamance. La Haute Casamance, le pays Fouladou autour de Kolda, peuplé majoritairement de Peuls. La Moyenne Casamance, autour de Sédhiou, peuplé de Mandingues et de Balantes. La Basse Casamance, de Ziguinchor à l’estuaire du fleuve, le pays des Diolas et des Baïnuks.

Pendant la seconde guerre mondiale les Diolas menés par une jeune femme, Aline Sitoé Diatta, résistent contre la colonisation, qui réquisitionne de plus en plus le riz et le bétail, en iréclamant leurs droits de vivre en paix sur leurs terres, en boycottant la culture de l’arachide et en s’opposant au paiement de l’impôt.

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Leurs chefs symboliques sont emprisonnés, comme le Roi de M’Lomp en 1942 et Aline Sitoé Diatta qui est déportée à Tombouctou en 1943.

Morte en 1944 pendant son exil en prison Aline Sitoé Diatta est devenue le symbole de la résistance de la Casamance contre toutes autorités étrangères.

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Le Sénégal déclare son indépendance le 4 Avril 1960.

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Le gouvernement mis en place par Léopold Sédar Senghor envoie en Casamance des fonctionnaires venus du Nord du pays.

20120608-201323.jpgDepuis les Casamançais, qui ont l’impression de subir une deuxième colonisation et d’être exclus de leur terre, réclament leur autonomie. Ils contestent la légitimité du pouvoir de Dakar et reprochent aux gouvernements successifs du Sénégal de privilégier le développement des régions du Nord et du Centre au détriment de la Casamance.

Le 26 décembre 1982 a lieu à Ziguinchor une marche pacifiste d’un millier de Casamançais qui veulent hisser un drapeau blanc à la gouvernance.

Le 18 décembre 1983, après la condamnation de 19 indépendantistes, la répression d’une manifestation à Ziguinchor qui a fait 25 morts réveille l’irrédentisme. Le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), dirigé par l’abbé Diamacoune Senghor, réclame l’indépendance de la Casamance.

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En 1984 Sidy Badji crée dans le maquis Atika (la flèche en Diola), la branche armée du MFDC qui mène une guérilla contre les autorités Sénégalaises.

En 2000 c’est l’alternance politique avec l’élection de Abdoulaye Wade à la présidence de la République du Sénégal, qui annonce qu’il va régler le conflit Casamançais en 100 jours …

Le naufrage le 26 septembre 2002 au large de la Gambie du bateau “Le Joola”, qui assurait la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, a fait plus de victimes que ” Le Titanic ” officiellement 1.863 morts et seulement 64 rescapés.

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Le 27 octobre 2002 pour exiger le retour de la paix 3.000 femmes ont défilé à Ziguinchor. A la tête du rassemblement les femmes du bois sacré qui se sont regroupées dans l’association Kabonkétor (pardonner en Diola). Jusqu’à présent elles accordaient leur soutien aux indépendantistes, mais elles ont déterré les fétiches destinés à les faire gagner … Le revirement de ces femmes respectées et écoutées donne un nouvel espoir de paix à la Casamance.

Lors d’une rencontre entre l’abbé Diamacoune Senghor et le président Wade en mai 2003, le président du MFDC annonce qu’il renonce à l’indépendance de la Casamance et propose des assises de son mouvement pour la recherche d’une paix définitive. Quelques jours plus tard Sidy Badji, le fondateur de Atika la branche armée du MFDC, meurt à l’âge de 88 ans.

Le 30 décembre 2004, l’abbé Diamacoune Senghor et Ousmane Ngom, Ministre de l’Intérieur du Sénégal, signent un accord destiné à ramener la paix en Casamance.

Accord de paix

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L’abbé Augustin Diamacoune Senghor, le chef charismatique du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) est décédé des suites d’une longue maladie le 14 janvier 2007 à l’âge de 78 ans à l’hôpital du Val de Grâce à Paris où il était hospitalisé depuis octobre 2006. Il a été enterré au cimetière des prêtres de Brin dans la région de Ziguinchor.

L’abbé Diamacoune s’est toujours montré d’un irrédentisme intransigeant en réclamant à tous prix l’indépendance de la Casamance. C’est seulement pendant les dernières années de sa vie qu’il appelle à la paix : “le développement économique et social de la Casamance passe par la paix” disait-il comme pour exprimer sa dernière volonté.

Notre Histoire n’échappe pas à la règle des peuples aujourd’hui souverain ,la lutte sera longue et épouvantable mais la Casamance restera indivisible sur son objectif: La Paix et la Liberté .
Les Hommes naissent libres et égaux devant le Créateur et non devant les lois terrestres assouvis par des interets personnels.
Le droit à la Résistance existe !
Sinon Dieu( Divinité Immense Éternel et Unique) n’existerait pas et nous pesons nos mots: nous ne blasphémons pas!
Le Coran , la Bible ,(le Thora et l’Evangile) en passant par les 10 commandements … ont tous prône le Bien et haïssent le Mal…
Qui a créé le Bien et le Mal?
Voilà la Résistance !
En Mathématique c’est le signe positif et le signe négatif
La liste est longue et exhaustive: Dieu et le Diable , la nuit et le jour , le ciel et la terre,la lune et le soleil, le noire et le blanc, l’homme et la femme,
le Casamancais et la Sénégalaise ….
Le monde fonctionne dans la contradiction , dans la résistance.
La charte fondammentale des Nations Unies dit clairement que les peuples ont le droit de disposer d’eux même : La Casamance étant un peuple à part entière culturellement et geopolitiquement séparee des royaumes regroupés par les colons francais qui aujourd’hui est le Sénégal .
Nous exigeons du gouvernement français sous administration de

20120608-201827.jpg Monsieur Francois Hollande un arbitrage équilibré sous l’égide des Nations Unies et le retour de la Reine Aline Sitoe Diatta déportée au Mali depuis 1943 par la France…

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Nous lançons un message de Paix solennel à Monsieur Macky Sall actuel Président du Sénégal de prendre ses responsabilités pour le renflouement du bateau le Joola et de retirer non seulement ses troupes militaires mais aussi les mandats d’arrêt internationaux contre Monsieur Mamadou Nkrumah Abou Sane et Salif Sadio respectivement en France et en Casamance .

Nous interpellons le Vatican pour la Bontification et la sacralisation de son Éminence Abbé Augustin Diamoucoune Senghor au plus grand rang de l’église orthodoxe du Monde entier.

Nous saluons les efforts d’Amnesty International , de Human Right Watch de la Croix Rouge International …. et appelons leur soutien pour un monde juste et équitable en terre Casamancaise.

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La lumière devrait se faire sur les exactions de part et d’autres sur le génocide Casamancais du Joola , les violence faites aux femmes et enfants, les prisonniers et assassinats sommaires par les services secrets sénégalais , les réfugiés Casamancais délaissés sur leur sort par le Haut Commissariat des Nations Unies charge des Refugies ( UNHCR) respectivement en Guinée Bissao et en Gambie.

Baye Modou Badji

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